Le CNRS lance quatre nouveaux partenariats au Canada

Le PDG du CNRS, Antoine Petit, faisait partie de la délégation officielle qui accompagnait le premier ministre français Gabriel Attal lors de sa visite au Canada du 10 au 12 avril 2024. À cette occasion, avec l’aide précieuse de l’ambassade de France au Canada et du consulat général de France à Québec, il a signé quatre accords de collaboration scientifique impliquant le CNRS et des partenaires universitaires en France et au Canada.

Un réseau France-Canada pour une transition énergétique durable autour de l’hydrogène

À Ottawa, le PDG du CNRS et des représentants de trois universités partenaires ont officialisé, en présence de la ministre française de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Sylvie Retailleau et de son homologue canadien François-Philippe Champagne, le lancement du réseau de recherche international (IRN) FC Clean H2. Ce réseau rassemble chercheurs et chercheuses de douze institutions partenaires en France[1] et au Canada[2], unissant leur expertise pour relever les défis scientifiques et technologiques liés à la production d’hydrogène à coût réduit et à faible empreinte carbone.

De plus, FC Clean H2 favorisera l’utilisation de matériaux et de systèmes d’origine française et canadienne, mettant l’accent sur leur accessibilité et leur adoption par l’industrie. L’enjeu majeur est d’optimiser l’intégration de l’hydrogène dans les écosystèmes énergétiques des deux pays, les positionnant ainsi en tant que leaders mondiaux dans ce domaine.

De gauche à droite, assis : Robert Thompson (AVP Recherche, UCalgary), Antoine Petit (PDG, CNRS), Sébastien Charles (VP Recherche & Développement, UQTR), Dean Lewis (président, Université de Bordeaux). Debout : Bruno Pollet (professeur, UQTR et porteur canadien du réseau), François-Philippe Champagne (ministre canadien de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie), Sylvie Retailleau (ministre française de l'Enseignement supérieur et de la Recherche), Christophe Coutanceau (professeur, Université de Poitiers et porteur français du réseau). PHOTO JAN MATAS/CNRS

La déclaration conjointe du premier ministre Trudeau et du premier ministre Attal souligne l’importance de ce partenariat pour le renforcement des liens de coopération scientifique entre la France et le Canada pour répondre au défi de la transition énergétique. En effet, le réseau encouragera et soutiendra les chercheuses et chercheurs français et canadiens dans leur participation à des projets conjoints, en particulier dans le cadre du pilier 2 du programme Horizon Europe, dont le Canada est désormais pays associé.

Des relations consolidées avec le Québec

La délégation officielle s’est ensuite rendue au Québec dans le cadre de la 21e Rencontre alternée des premiers ministres français et québécois. À Montréal, en présence de la ministre Sylvie Retailleau et son homologue québécoise Pascale Déry, Antoine Petit a signé trois partenariats impliquant le CNRS et plusieurs universités partenaires en France et au Québec.

RespiVIR : une collaboration à la pointe de la recherche sur les virus respiratoires

Le PDG du CNRS a dans un premier temps acté le lancement du projet de recherche international (IRP) RespiVIR[3], qui contribuera à la recherche sur l’origine, le traitement et la prévention des infections virales respiratoires émergentes et ré-émergentes. À la croisée de la recherche fondamentale, translationnelle et clinique, le programme scientifique du projet se concentrera sur les domaines de la relation hôte-pathogène, de l’immunologie, de l’inflammation, de la pharmacologie, de l’ingénierie et des technologies pour la santé. RespiVIR favorisera également les mobilités de chercheurs et la formation conjointe de doctorants de part et d’autre de l’Atlantique.

Les objectifs de cette collaboration sont de générer de nouvelles connaissances sur la biologie des virus respiratoires, identifier des molécules antivirales et développer de nouveaux candidats vaccins afin de permettre à la société de se préparer au mieux face aux virus respiratoires émergents et ré-émergents.

De gauche à droite : François Gélineau (vice-recteur aux affaires internationales et au développement durable de ULaval), Manuel Rosa-Calatrava (directeur de recherche de l’Inserm à l’UCBL et porteur français du projet), Frédéric Fleury (président de l'UCBL), Sylvie Retailleau (ministre française de l'Enseignement supérieur et de la Recherche), Antoine Petit (PDG du CNRS), Sophie D'Amours (rectrice de ULaval), Pascale Déry (ministre québécoise de l’Enseignement supérieur), Guy Boivin (professeur titulaire à ULaval et porteur canadien du projet). PHOTO JAN MATAS/CNRS

Ce projet s’inscrit dans une coopération de longue date entre les laboratoires impliqués, laquelle a déjà été structurée en 2022 à travers la création d’un Laboratoire International Associé (LIA) entre l’Université Claude Bernard Lyon 1 (UCBL) et l’Université Laval (ULaval). La labellisation comme projet de recherche international (IRP) par le CNRS vient contribuer au renforcement et à la pérennisation de cette collaboration franco-québécoise.

Un nouveau protocole d’entente pour renforcer les liens entre le CNRS et l’Université de Montréal

Un nouveau protocole d’entente entre le CNRS et l’Université de Montréal (UdeM) a ensuite été signé, venant consolider une coopération historique entre les deux institutions. En effet, l’UdeM est le premier partenaire du CNRS au Québec en termes de co-publications et de nombre de projets conjoints développés au cours des dernières décennies. Des partenaires universitaires français et canadiens seront systématiquement associés aux actions de collaborations entreprises, renforçant notamment l’implication des jeunes talents. Avec la signature de ce partenariat, le CNRS et l’UdeM inscrivent ainsi leur relation dans des dynamiques constructives transatlantiques entre la France et le Québec aussi bien qu’entre la France et le Canada. Plus particulièrement, cet accord facilitera la mise en œuvre coordonnée des stratégies identifiées dans le cadre du Comité mixte Canada-France sur la science, la technologie et l’innovation lancé en avril 2023, et favorisera la participation conjointe au pilier 2 du programme Horizon Europe.

De gauche à droite : Antoine Petit (PDG du CNRS), Daniel Jutras (recteur de l'Université de Montréal). Avec en témoins : Sylvie Retailleau (ministre française de l'Enseignement supérieur et de la Recherche), Pascale Déry (ministre québécoise de l’Enseignement supérieur). PHOTO JAN MATAS/CNRS
Un premier centre de recherche international dédié à l’innovation

En conclusion de cette cérémonie de signatures, le CNRS a officiellement annoncé le lancement du centre de recherche international (IRC) « Innovation pour une planète durable » en partenariat avec l’Université de Sherbrooke (UdeS). Ce sixième IRC dans le monde et le premier au Canada, est ancré dans une relation de qualité et une coopération structurée entre le CNRS et l’UdeS. Il encadrera un dialogue stratégique régulier entre les deux institutions pour faciliter les projets conjoints d’innovation impliquant des entreprises. Ce centre s’appuie également sur la politique pro-active en innovation du Gouvernement québécois et sur la mise en place des deux premières zones d’innovation au Québec. En y impliquant la filiale CNRS Innovation, il ambitionne de servir de modèle d’innovation dans un contexte de culture francophone associant l’Europe et l’Amérique du Nord.

De gauche à droite : Antoine Petit (PDG du CNRS), Pierre Cossette (recteur de l'Université de Sherbrooke). Avec en témoins : Sylvie Retailleau (ministre française de l'Enseignement supérieur et de la Recherche), Pascale Déry (ministre québécoise de l’Enseignement supérieur). PHOTO JAN MATAS/CNRS

Suite à cette annonce du centre, le colloque de lancement est prévu pour les 4 et 5 juin 2024 à Sherbrooke, en réunissant des experts dans les domaines d’intérêt partagé tels que les capteurs pour le suivi environnemental, les procédés microélectroniques plus responsables, la chimie verte, et les matériaux biosourcés.

[1] Les partenaires français sont le CNRS, l’Université de Poitiers, l’Université de Bordeaux, Nantes Université, l’Université Grenoble Alpes, l’INP Grenoble, et l’Université de Franche-Comté.

[2] Les partenaires canadiens sont l’Université du Québec à Trois Rivières (UQTR), University of Calgary, Simon Fraser University (SFU), University of British Columbia (UBC), l’Institut national (québécois) de la recherche scientifique (INRS).

[3] Les partenaires français sont le CNRS, l’Inserm, l’Université Claude Bernard Lyon 1 (UCBL) et l’ENS de Lyon. Les partenaires québécois sont l’Université Laval (ULaval) et le CHU de Québec–Université Laval.

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